Au cours des années 1950 et 1960, les relations entre l’URSS et la Chine étaient de plus en plus tendues. Malgré cela, la Chine obtint quand même la licence du fleuron de l’URSS : le MiG-21 ‘Fishbed’ en 1961.
Cette licence portait sur la fabrication autochtone de MiG-21F-13 et de leurs moteurs ; avec l’aide technique des soviétiques.
Mais en 1962, cette assistance, ainsi que la licence, fut supprimée par l’URSS. Malgré cela, le Chine continua ses efforts pour lancer la fabrication en série des J-7 (dénomination chinoise des MiG-21).
Shenyang fit voler le premier J-7-I (dénomination de la première version du J-7), le 17 janvier 1966 ; et commença à produire l’appareil en série en juin 1967. Mais en août 1968, le gouvernement chinois décida de confier la production du J-7-I non plus à Shenyang, mais à Chengdu.
| Rupture sino soviétique |
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| L’animosité entre la Chine et l’URSS remonte aux années 1930, quand Mao Zedong fit la sourde oreille aux conseils et instructions de Staline sur la manière de mener la révolution en Chine. Mais la réelle rupture eu lieu en 1962 quand Mao critiqua la «capitulation» de Khrouchtchev lors de la crise des missiles de Cuba.
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Le J-7-I était similaire en tout point au MiG-21F-13 excepté l’introduction d’un second canon de 300 sur le coté gauche de la cellule. Ce second canon donnait au J-7-I un faux air de MiG-21F.
Cette version fut construite jusqu’en 1980 malgré une interruption de la production de 1969 à 1972 à cause de la «révolution culturelle».
Quelques J-7-I furent vendus à l’Albanie et à la Tanzanie (pays «amis» de la Chine) sous le nom de F-7A.
Toutefois, cette première version du J-7 était décevante ; et à partir de 1975, on commença à réfléchir à une évolution. Cela aboutit au J-7B (aussi connu comme J-7II) qui fut approuvé en septembre 1979.
Le J-7B se distinguait du J-7-I par son avionique et son moteur plus performant, mais aussi par sa verrière s’ouvrant vers l’arrière et non plus sur le côté.
La production du J-7B débuta en 1980. Quelques 800 cellules furent construites, dont certaines furent vendues à l’Albanie, l’Iran, l’Irak et le Pakistan sous la dénomination de F-7B.
Cette version (J-7B) servit de base pour la conception de plusieurs appareils.
Ainsi, le J-7H était un J-7B avec une amélioration de ses capacités air-sol.
Le J-7IIA était un J-7II (ou J-7B) avec une avionique améliorée qui vola en mars 1984. Le J-7IIA reçu des composants occidentaux (radar GEC-Marconi, siège de Martin-Baker,…) pour créer le F-7M ‘Airguard’ pour l’exportation.
Le F-7M servit à son tour de base pour créer une version spéciale : le J-7IIM uniquement utilisé par l’armée de l’air chinoise.
Vers la fin des années 1970, le Chine acquérait quelques MiG-21MF ‘Fishbed J’ égyptiens en échange d’une aide militaire. Ces MiG-21MF furent étudiés par les ingénieurs chinois ; et les inspirèrent pour la conception du J-7III. Ainsi débuta la conception du J-7III (parfois appelé J-7C).
Le J-7III s’envola pour la première fois le 26 avril 1984. Le J-7C était un chasseur tout temps présentant plus de 80% de différence avec le dessin original. Plus lourd que le J-7B, le J-7C était doté d’un puissant turboréacteur LiYang Wopen-13 et d’un radar JianLei-7 a capacité «Look Down – Shoot Down». Il fut également le premier appareil chinois à disposer d’un affichage tête haute (VTH ou HUD). Moderne, le J-7C disposait également d’un ordinateur de contrôle de tir, d’un ensemble de contre-mesures électronique et d’un siège éjectable de type ‘0-0’ (vitesse 0 et altitude 0).
Malgré tout cela, le J-7III s’avéra être décevant. Son embonpoint ne fut pas complètement compensé par le réacteur LiYang Wopen-13, et sa manoeuvrabilité en souffrit. Quand au radar JL-7, il s’avéra que sa portée effective maximale était de 30 km (au lieu des 70 km annoncés) ; qu’il tombait facilement en panne ; et que ses capacités de détection vers le bas étaient très limitées voir inexistantes.
Entre 20 et 30 J-7III furent produits avant l’arrêt de la production à la fin des années 1980.
Au début des années 1990, Chengdu décida de développer le J-7D pour sauver le programme J-7.
Le J-7D accueillit un turboréacteur WP-13FI plus puissant ainsi qu’un nouveau radar JL-7A. Malheureusement, ces modifications ne résolvaient pas les défauts du J7C. L’armée de l’air chinoise décida d’arrêter le programme au bout d’une vingtaine de cellules. Les moyens de production furent alors affectés au J-8 ‘Finback’.
Ainsi s’acheva l’histoire des MiG-21 chinois ; bien que le F-7M ‘Airguard’ reste encore disponible à la vente.