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 MiG-29 Fulcrum
Pays : Russie     Type : Chasseur     Constructeur: Mikoyan Gourevitch

   

Auteurs :
Noël JOT

Sources :
?

MiG-29K ‘Fulcrum D’

MiG-29S ‘Fulcrum C’ article 9-14

MiG-29M, on décida d’un programme d’amélioration du MiG-29 afin de le doter de nouvelles capacités d’interception à moyenne portée air-air grâce notamment aux missiles RVVAE R-77.

MiG décida de prendre pour base de travail le MiG-29M ; mais on y installa un nouveau système d’arme. Il s’agissait du SUV29S comprenant le radar NO19M et le nouveau calculateur central numérique TS101N ; mais on conserva le traqueur infrarouge du MiG-29M.
Au niveau de l’armement, le MiG-29S pouvait emporter jusqu’à 4 tonnes (soit 8 bombes de 500kg sur 4 point d’emport).

Cette version fut acceptée pour doter les VVS à partir de 1994.
En prévision de cette dotation, une première série de 150 MiG-29S entra en production en 1991. Au cours de l’année 1991, seize MiG-29S furent réceptionnés. Mais en 1992, le ministère de la défense russe décida de cesser l’achat de MiG-29 au profit du Su-27 ‘Flanker’. Il fallut attendre 1994 pour que le ministère acheta 7 autres MiG-29S ; puis un dernier en 1995.

Ce soudain revirement du ministère surprit fortement MiG qui estimait le MiG-29S supérieur de 10% aux F-16C ‘Fighting Falcon’ et Rafale, et de 25% aux Mirage 2000-5 et JAS-39 ‘Gripen’ en cas de combat à moyenne portée.

MiG décida donc de transformer les MiG-29S sur les chaînes d’assemblage ou sur le point d’être livrés en MiG-29SE ; et de modifier les MiG-29SE sur le point d’être construits en MiG-29SD.

MiG-29SE ‘Fulcrum C’

Version d’exportation du MiG-29S avec une avionique moins sophistiquée.

MiG-29SD ‘Fulcrum C’

Sous version du MiG-29SE, il était dépourvu du dispositif d’autoprotection (ce qui permettait de réduire le prix de l’appareil) ; et avait une capacité en carburant interne réduite par rapport au MiG-29SE.

MiG-29SM article 9-15

Malgré le simili échec du MiG-29S et sa situation financière délicate (à cause d’un manque de commandes), MiG continua de travailler sur le MiG-29.

Le MiG-29SM était basé sur le modèle S avec de meilleures capacités air/sol grâce à l’emploi de missiles Kh-29T à guidage laser et de bombes de précision KAB 500KR à guidage TV.

En fait, les premières études ont été menées suite aux travaux du MiG-29M, et terminées en 1996.
Présenté pour la première fois au salon du Bourget 1995, on a estimé qu’une fois équipé de Kh-29T, le MiG-29SM équivalait le F-16C ‘Fighting Falcon’ en mode air/sol.

En plus de ces armes, le MiG-29SM pouvait utiliser l’impressionnant missile supersonique anti-radar Kh-31P.

Devant de tels progrès, plusieurs MiG-29 de l’armée de l’air russe furent amenés à ce nouveau standard au milieu des années 1990.

Kouznetsov Le Kouznetsov, le premier porte-avion soviétique

Lancé en 1990, le Kouznetsov aurait du être le premier bâtiment d'une longue lignée de porte-avions soviétiques; mais la chute de l'URSS en décida autrement. Initialement baptisé Riga, il fut renommé Leonid Brejnev en 1982, puis Tbilissi en 1988 et enfin Kouznetsov en 1991. Malgré son apparence impressionnante, le Kouznetsov n'a qu'une vocation défensive, et souffre de n'être en fait qu'un prototype.

MiG-29K ‘Fulcrum D’

En 1984, MiG commença des études afin de navaliser le MiG-29 ; et ainsi pouvoir répondre au récent programme de porte-avions soviétiques. Ces études aboutirent à la conception du MiG-29K (K pour Karavelni – navire).
Le MiG-29K était basé sur le MiG-29M dont il reprenait le système d’arme et les améliorations aérodynamiques. Mais à cause de son futur emploi en milieu marin, le MiG-29K présentait des aménagements spécifiques.
Ainsi, les parties sensibles de l’avion étaient protégées de la corrosion. Le train d’atterrissage fut renforcé et allongé avec des amortisseurs plus puissants afin de résister aux appontages. Une crosse d’appontage fut installée à la place du parachute frein.

Comme ces modifications avaient modifiée la masse de l’avion, un recentrage fut nécessaire en répartissant différemment la contenance en carburant interne.
Enfin, comme beaucoup d’appareil embarqué, les ailes du MiG-29K pouvaient se replier afin de diminuer l’encombrement. Ainsi, l’envergure de l’avion passait de 11,99m à 7,8m.

Les commandes de vol étaient numériques à trois canaux avec un canal de réserve, doublée par un système de contrôle mécanique en cas e défaillance.

Comme les Soviétiques ne maîtrisaient pas la technologie de la catapulte, les décollage de faisaient à l’aide d’un tremplin (de manière similaire aux AV-8 ‘Harrier’ britanniques). Pour aider l’appareil dans cette phase, les dispositifs hypersustentateurs furent modifiés avec l’intégration de deux becs de bord d’attaque mobile de plus grandes dimensions.
Mais surtout, les turboréacteurs RD-33K disposaient d’un système d’urgence permettant une poussée maximale de 9 398 kg (contre 8797 kgp en post-combustion «normale») pendant quelques secondes. Ce système garantissait le décollage depuis n’importe quel navire, même à la charge maximale de l’appareil.
A terre, le MiG-29K pouvait décoller en moins de 195 mètres.

Le MiG-29K transportait 5670 litres de carburant en interne, et pouvait transporter trois réservoirs supplémentaires. Il était également équipé d’un système de vide-vite (comparable à celui du F/A-18 ‘Hornet’) et d’une perche de ravitaillement en vol escamotable. Situé à gauche et en avant du cockpit, cette perche, compatible avec l’Illuyshin 78, était équipée d’un phare pour les ravitaillements nocturnes.

L’avionique fut modifiée avec notamment l’adoption du système de navigation SNK «Ouziel» (nœud). Ce système comprenait une unité inertielle INS84 couplée à un dispositif de navigation par satellite afin de permettre au pilote d’effectuer sa navigation au-dessus des étendues maritimes. Ce système aide également le pilote lors de la phase critique de l’appontage.

Le système d’autoprotection était composé du système «MakF» et d’un système de brouillage «Gardenia» reliés au lance-leurre BVP60.
Au niveau de l’armement, le MiG-29K disposait d’un canon interne de 30mm approvisionné de 100 coups. Il pouvait également emporter 4,5 tonnes réparti sur 9 points ; et utiliser des missiles air-air, anti-radar, air-mer et air-sol.

Toutes ces modifications devaient faire du MiG-29K un appareil capable de détruire tous les aéronefs entre 30 et 27 000 mètres d’altitude, de fournir une protection aérienne à son navire, d’effectuer des reconnaissances aériennes, d’assurer la couverture des troupes d’assaut et d’accompagner les appareils d’attaque basés à terre.

Le premier appontage du MiG-29K fut réalisé le 1er novembre 1989 par Totkar Aobakroff. Malgré l’installation d’une barge spéciale pour les essais, le développement de l’appareil traîna en longueur. A cause de ce retard, l’aéronavale russe porta son choix sur le Su-27K (futur Su-33) en 1992.
Le MiG-29K ne fut donc jamais produit en série. Toutefois, comme cette version présentait de grandes améliorations, MiG décida que toutes les futures évolutions du MiG-29 seraient réalisées à partir de la version K.

MiG-29KUB ‘Fulcrum D’

Pour l’entraînement de futurs pilotes de l’aéronaval, une version biplace du MiG-29K fut réalisé : le MiG-29KUB. Cette version reprend les modifications du MiG-29UB par rapport au MiG-29 de base.

 

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