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Pays : Angleterre
Type : Bombardier
Constructeur: Avro
Présentation de l’appareil L’appareil se présentait comme un monoplan à ailes moyennes avec un fuselage entièrement métallique de section ovale. Les ailes et le fuselage se présentaient en 5 tronçons construits indépendamment et dotés de tout l’équipement nécessaire, avant assemblage final. Le Lancaster disposait également de trains avant escamotables dans les nacelles moteurs ; le train de queue étant quant à lui fixe.Un équipage de 7 personnes était nécessaire pour le Lancaster. Un premier homme, responsable du bombardement, était placé soit couché à même le sol dans le nez de l’appareil, en dessous du cockpit, où il avait accès aux équipements indispensables au bombardement : appareil de visée, calculateur et le sélecteur de bombes. Il pouvait également jouir de la vue avant de l’appareil pour assister le navigateur. Enfin, il était également responsable de la tourelle avant, située juste au dessus de lui, avec deux Browning de 0.303 mm. Au dessus de lui, dans le cockpit principal, se trouvait le pilote, seul membre d’équipage protégé par une plaque de blindage et toujours considéré comme chef de bord, quel que soit son grade. Près de lui, assis sur un siège escamotable pour permettre l’accès au poste du responsable bombardement, se trouvait l’ingénieur de vol. L’ingénieur de vol assistait le pilote pendant les phases de décollages et d’atterrissages et, une fois en vol, contrôlait continuellement les différents indicateurs vitaux de l’appareil : huiles, fuel, jauges de pressions, etc. Bien qu’ayant généralement reçu des formations de base pour garder, en cas de besoin, l’appareil en vol, ces ingénieurs ne recevaient pas de vrais cours de pilotage et espéraient ne jamais avoir à faire atterrir l’appareil. Derrière le pilote et l’ingénieur de vol se trouvait le navigateur, dans un compartiment volontairement séparé du poste de pilotage afin que les lampes l’éclairant ne trahissent la position de l’appareil. Son rôle était bien évidemment de guider l’appareil, en vérifiant sans cesse la position, le cap, la dérive du vent, etc. L’opérateur radio se trouvait juste derrière le navigateur, dans la partie arrière du cockpit. En plus de ses équipement radio, il devait également connaitre les équipements du navigateur, maîtriser tant que se peut le circuit électrique ainsi que l’intercom de l’appareil ainsi qu’être capable de prodiguer les premiers secours aux membres d’équipage blessés. Juste au dessus de sa tête se trouve l’astrodome, une petite bulle de perspex donnant juste sur le dos de l’appareil. Cette dernière était utilisée par l’opérateur radio en cas de contact avec des appareils ennemis et servait de point de vue pour la navigation céleste en charge du navigateur. Enfin, situés dans les parties les plus froides de l’appareil, les deux responsables des tourelles supérieure et arrière. Ces derniers scrutaient continuellement les airs à la recherche d’appareils ennemis, parfois dix heures durant. Cette tâche constituait la partie la plus grosse, et la plus importante de leur travail, plus encore que de descendre un maximum d’ennemis. Le cas du mitrailleur de la tourelle arrière était la plus difficile. Mal installé, encore plus isolé de ses camarades et éloigné de toute source de chaleur, avec à 20.000 pieds près de -40°C du dehors et parfois même avec un morceau de perspex en moins pour améliorer la vue (et donc son temps de réaction), le mitrailleur était de par sa position le sujet aux mouvements les plus brusques de l’appareil. En outre, ce dernier n’était pas sans savoir que les pilotes de la Luftwaffe avaient une nette préférence pour les attaques par le bas, dans les 6 heures, le rendant des plus vulnérables. Courant 1943 une version Mk.II voit le jour (300 exemplaires). Celle-ci se distinguait par sa propulsion assurée par quatre Bristol Hercules de 1735 Cv en lieu et place des RR Merlin. Le Merlin équipait alors la grande majorité des appareils britanniques (Spitfires, Hurricanes, Mosquitos, …) et une crainte en une pénurie de moteurs Merlin poussa au développement d’un appareil équipé des radiaux Bristol Hercules. Cette crainte allant progressivement s’estomper avec l’apparition de Merlin construits sous licence au Etats-Unis par Packard ; ces derniers allaient d’ailleurs donner naissance à la version Mk.III du Lancaster. La version Mk.IV de 1944 se caractérisait par des Merlin de 1635 Cv, des hélices non pas tripales mais quadripales et l’absence d’armement (exception faite da la tourelle arrière) mais surtout par son équipement spécial destiné à brouiller les radars ennemis. Enfin, le Lancaster MK.VII (180 ex) offrait une tourelle dorsale légèrement différente ; les 400 MK.VII produits au Canada reçurent la dénomination de MK.X.
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